Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 12:29

Dans votre dernier ouvrage, il me semble que vous mettez en avant que l'analyse psycho-contextuelle permet à la fois d'interroger le système identitaire et l'espace socio-culturel mais aussi de mieux appréhender le lien entre corps biologique, physiologique et neural. Si tel est bien le cas, j'avoue ne pas être certaine de percevoir très précisément ce à quoi cette dernière proposition renvoie.

 

 

 

Une autre interrogation porte sur la distinction que vous opérez entre données du premier et de second degré (lorsque vous évoquez la mise en lumière du contexte sous-jacent aux mots concrets).  

 

 

Je souhaiterais appliquer votre démarche IMIS pour mon mémoire de recherche (certainement auprès d'une personne suivant en parallèle une démarche de "bilan de compétences") et ces précisions m'aideront très certainement à avoir une compréhension aussi juste que possible de concepts clés de votre approche

 

 

Chère Celine Harnay,

 

Tout d’abord comme je vous l’avais dit lors du séminaire, le blog ego-ecologie est maintenant sur l’internet et c’est Christiane Louis-Guerin qui l’anime.  Voici l’adresse : www.ego-ecologie.net Vos questions sont très pertinentes  et devraient y paraitre. Aussi le thème de votre mémoire me parait crucial pour comprendre en profondeur le  fonctionnement propre aux deux approches et évaluer leur portée respective. N’hésitez pas à me contacter ou encore contacter Christiane Louis-Guerin clouisguerin@gmail.com  à ce sujet.

 

 

Concernant vos questions

1)       «  l'analyse psycho-contextuelle permet à la fois d'interroger le système identitaire et l'espace socio- culturel mais aussi de mieux appréhender le lien entre corps biologique, physiologique et neuronal ».Vous touchez là à un point qui mériterait un plus long développent ce que à quoi je vais m’atteler un de ces jours. Il s’agit, ici, de saisir que la composition psychologique d’un mot se révèle non seulement dans un sens linguistique mais dans un sens corporel. Par là on entre d’une manière naturaliste dans le domaine des neurosciences. Nous pouvons voir que le contenu de la mémoire associé à un mot identitaire possède une charge affective, donc corporelle. Tout cela est contenu dans la description du circuit affectif- représentationnel. Dans les études sur l’identité et la pensée sociale, les méthodes traditionnelles, d’ordre statistique de la psychologie académique n’ont pas accès à l’ordre corporel et neuronal. Comme preuve : la spécificité de IRM des mots identitaires comparés à d’autres mots (voir ch.3) Comment les mots identitaires se prêtent à l’interdisciplinarité est traité dans le ch.5.

 

2)      « Une autre interrogation porte sur la distinction que vous opérez entre données du premier et de second degré (lorsque vous évoquez la mise en lumière du contexte sous-jacent aux mots concrets) ».   Justement, le contexte sous-jacent aux mots identitaires constitue des données de second degré. Encore une fois ils apparaissent en tant que le circuit affectif représentationnel.

 

Pourriez-vous donner l’adresse du blog ego-ecologie à votre camarade dont je ne réussis pas à déchiffrer son adresse e-mail. Je serai à Paris au moi de juin, quelque jours entre différents voyages et je serai toujours contente de rencontrer les étudiants du séminaire.

 

Très cordialement.

Par Marisa - Publié dans : Questions-Réponses - Communauté : Ego-Ecologie
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